Danse primale
Voici l’ombre mouvante, est-elle ce qu’on pense ?
Juste une torche ici, flambe un soleil captif.
Solennel tout d’abord, fragile comme esquif
Un pas, puis deux, puis trois, un rythme prend naissance,
Maintenant tourbillon quand s’emporte la danse,
C’est le chant des vivants sincère et primitif,
Puis silence… clameur… tant joyeux que plaintif
Et malgré moi je suis enlevée en leur transe.
La nuit crépite et vibre, un ciel au fond des yeux
Peut-être pour toucher du doigt le coeur des dieux,
Etirer le tempo vers une mélopée,
Mon esprit se transforme, un arbre, un animal
Racontent le voyage et la folle épopée.
Je reviendrai grandie à ce monde primal.