Grisaille tiède
Est-ce un hiver, est-ce un printemps
Qui dans mon coeur se renouvelle ?
Menteuse saison, tu prétends
Que placide est l’ombre nouvelle.
Les oiseaux sont déboussolés,
De ne savoir Nature souffre,
Aux jours grisâtres consolés
Pluie orgueilleuse vient, s’engouffre.
Adieu l’hiver comme on aima,
Qu’il passe vite au printemps leste !
L’odieux néant de ce climat
Se promène tout gris, sans veste.
L’ombre survole un coeur pourri,
Tiédeur affolante, grisailles,
Noël sera rêve marri,
Changement lourd de représailles.