Rêve gardé

Tu n’as rien perdu pour attendre,

Gardé d’enfant les rêves bleus

Au creux d’une paume si tendre,

Puis envolés, tout fabuleux.


Et si tu crains de perdre au change

Serais-tu tenté par le troc ?

Pourquoi faut-il que tout tant change,

C’est retrouver qui fait un choc.


Perdu, ce sourire trop lisse…

Présente, d’un air insouciant

L’âme de l’enfant qui se glisse

Pour chuchoter le rêve cyan.