C'est le printemps

Mieux que l’automne

Aux jours battants

C’est le printemps :

Viens, ne t’étonne !


Mieux que l’ivresse

Des soirs blessés

Viens, rien ne presse,

Rêves laissés


Puis qui respirent

Sur le chemin :

Les chants soupirent

Brûlés demain.


Mieux que l’abîme

Du temps banal

Comme avait prime

Rêve automnal


Voici verdure

Aux frondaisons,

C’est la moins dure

De nos saisons.


Fragile et tendre,

Rêve planeur,

Viens, sans attendre :

Printemps chineur.