Il faut venir

C’est à mon dernier rendez-vous

Que j’irai sans baisser la tête,

Il faut venir, me direz-vous,

Sans avoir le coeur à la fête.


On n’a pas choisi ce ponton,

La barque est noire, erreur horaire,

La brume arrive, ton sur ton

Comme chevreau qu’on entend braire.


Quelques vers courts, voici gravé

Simple poème en épitaphe,

Tombeau que le ciel a lavé,

Est-il de l’âme un cénotaphe ?


Il faut venir peser ton coeur,

C’était ton dernier tour de garde,

Et sans désir, et sans rancoeur

C’est l’au-delà qui te regarde.

Détails

Reprise modifiée des deux premiers vers d’un poème de la sixième saison.