Le droit de partir
Quand demain restera cet arbrisseau trop frêle
Son ombre insignifiante est là pour ressentir,
Je t’ai donné le droit de partir, de partir,
Je reste sur la terre, et toi… la passerelle.
Quand demain ton absence épuisera mon coeur
Je n’ai pas de regret, sérénité me touche,
Je t’ai donné l’accord, sans former mots en bouche,
Tu peux partir, ami, sans désir, sans rancoeur.
Quand l’arbre aura grandi, qu’à mon tour je décline
Je repense qu’une âme a vécu temps humain,
Quand tu m’as remercié, poursuivi ton chemin,
Je t’ai donné le droit ; l’arbre bruisse et s’incline.