Toi, la lune

Toi, la lune, je te demande,

N’es-tu donc qu’un double miroir ?

Une clarté pâlie amende

Ma planète, vaste mouroir.


Dans ma comptine puérile

Je grandirai pour te toucher,

Toi, la lune, n’es-tu stérile,

Que fine poussière et rocher ?


Toi, la lune, je te regarde

Tant que je te vois bouger,

Depuis l’enfance qui s’attarde

Trop de choses auront changé.

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