Du printemps à l'été

Le printemps rutilant

S’achève quand les merles

Ne chantent plus, filant

Sur l’herbe aux mille perles


Pour déterrer brillants

Et gras dans la lumière

Les lombrics vacillants :

Becquée en leur chaumière.


Le souffle de l’été

De parfums qui me charment

Revient, sans s’agiter

Aux frondaisons qui s’arment.


Voici faîte des jours

Heureux quand tout babille,

Ici brûlants ajours

Et là le temps scintille :


Présent, souvenirs, nus,

Tous les jardins m’enchantent,

Comme des fruits charnus,

Printemps, été, qui chantent.