Ma tante

Ma tante avait des sansevières,

Un jardin d’hiver gai, rempli,

Un lignage de femmes fières

De leurs foyers nets, sans un pli.


Ils te griffent si tu les touches :

Ma tante avait toujours des chats ;

Sauf une vieille tous farouches,

Sur les lits, les fauteuils, pachas !


L’été nous faisions des grillades,

Doux souvenirs de bons vivants,

Le soleil lançait des oeillades

Aux bois tout à côté, rêvants.


Pulls crochetés à courte manche,

Comme grand-mère un tablier,

Ma tante sourit, c’est dimanche,

Familial, comment l’oublier ?