Révolutions
On a rangé la plume et l’encrier,
Adieu l’effort si vaillant du copiste,
Oh ! Qu’il est beau ! Devait-on s’écrier,
Le manuscrit savamment mis en piste.
Puis un beau jour l’avènement du bic
Et son compère, un lourd crayon graphite,
Ecrire est gai, l’on noircit comme un tic,
C’est ma jeunesse, abondance profite !
Et maintenant l’auteur artificiel,
Hop, une touche, algorithme travaille,
Le vrai du faux, distinguer ? Juste ciel !
Le présent pleure encor de la trouvaille !