Complainte de la planète

Coupe et je repousse,

Brûle et je verdis,

Mais aujourd’hui, pouce !

Je n’en peux plus, dis !


Ils ne sont pas drôles,

Etés infinis !

Les survivants piaulent

Chétifs dans leurs nids.


Quand soudain s’apprête

Monstre furibond

De flammes-tempête

Revenu d’un bond !


Place sera nette

De cris isolés,

Lugubre planète,

Déserts désolés.


Coupe, pleure et rage,

C’est toi le nigaud !

Brûle, en ce ravage

L’humain saligaud !