Errements
On a changé le monde,
Un monde qui se meurt,
On se voulait semeur
D’ivraie et d’orge blonde.
On a changé le temps,
Le temps qu’il faut combattre,
Pour que sèche le plâtre
On ne sait dire : attends !
On a changé d’époque,
Oublié d’où l’on vient,
Le mal tacle le bien,
Fait tinter sa breloque.
On a changé, gésir,
Et puis toujours se plaindre,
On a changé, pour feindre
Qu’il ne fallût agir.