Oubli

De l’enfance mon coeur est veuf

Quand on raccroche à la patère

Un vêtement qui n’est plus neuf,

Qui sent la poussière et la terre.


L’été n’a plus ce goût d’apprêt

Puis de bascule vers l’automne :

Fébrile, mon coeur était prêt,

Aujourd’hui, n’est-il monotone ?


Le souvenir est au mitard,

Le rêve oublié ne tracasse,

On ne répare pas plus tard

Le jouet trop vieux qui se casse.