Mémoire d'automne
Au soleil cru
Le temps pardonne
Quand sec un ru
Soudain redonne !
Et comme avant
Les coeurs amassent,
Cueilleurs de vent ;
C’est toi qui passes.
Jamais banal
Au soleil tendre,
Presque automnal,
Soupir… Attendre…
C’est toi qui vois !
Ouvre l’armoire :
J’entends sa voix
En ma mémoire.
Au soleil clair,
Rêve, paresse,
Tout est dans l’air,
Plus rien ne presse.
Laisse venir
L’automne au masque,
Pourquoi punir
L’esprit fantasque ?