Seize ans

J’avais alors plus de questions

Depuis toujours, que des réponses

Et le début de mes passions

Comme s’emmêleraient les ronces.


Je pourrais compter les printemps…

Des automnes, j’en avais seize,

Jalons pâlis, non persistants,

Chaque saison doucement pèse.


Je me regarde au grand miroir,

Là, quelle serait la retouche ?

Quel autre rêve veut échoir ?

Est-ce ma dernière cartouche ?


Mes passages sont transparents

Dans la beauté d’un vieil automne,

Forgeant mon âme, je m’apprends,

Dans ma jeunesse monotone.