Douleur
Ne demande jamais pour qui sonne le glas,
Dans le jour pâle et gris se brisera la ronde,
C’est pour celui qui pleure et dont le coeur est las,
Par la stupeur frappé comme estoc d’une fronde ;
Ne demande jamais l’impossible pardon,
L’injustice aujourd’hui, l’épine qui s’aiguise
Plantée, irradiante ; il sonne le bourdon ;
Le vertige glacial s’en vient tout à sa guise.
Ne demande jamais : pourquoi tant de douleur ?
L’air doux, le soleil même, aujourd’hui tout agresse,
Tout est trop dur ! Oh non, pas la couleur
Du monde qui ne sait quel passage il transgresse !
Détails
Reprise de ce premier vers intriguant d’un poème de la treizième saison.