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Les cheveux blancs II

Sur ma tête des cheveux blancs,

Ni cinq ni dix ne feraient tache,

Par centaines ils sont troublants

Car à la couleur on s’attache.


Dressés, soudain si lumineux

Et puis quelquefois qui frisottent,

Heureusement ne font de noeuds,

Ils sont comme vieilles bigotes :


Les cheveux blancs ont toujours l’air

D’être au-dessus de toute mode ;

Met de l’orange ! Rouge ! Clair !

Ou du violet ! Tout est commode !


Les cheveux blancs se moquent tant

Quand la jeunesse fuit, volage

Mais c’est un cap si dur pourtant,

Comme rides, accepter l’âge.