Poème, poésie, poète...

Poème

Ce terme n’apparaît qu’en 1997, à la troisième Saison, dans “Bohème”, une impression de douceur :

Les mots,

Poèmes

Aux flots

Bohèmes.


Et dans “Portrait” :

Horizon doux comme un poème


A la cinquième Saison, “Esclaves des mots” :

Te souviens-tu de ce poème

Aux mots fragiles comme fleur


En 1998, année riche en émotions, l’expression parfaite de l’amour platonique dans “J’ai trop rêvé de toi” :

Et ce n’était que dans mes vers

Vivaces que j’écris “je t’aime”,

Envolé vers l’autre univers

Des sentiments de ce poème.


Comme dit également dans “Maux de mots”, à la sixième Saison :

Des maux-poèmes


Un élan nostalgique et créatif dans “Qu’un seul désir me berce” :

Dis-moi les couleurs d’autrefois

Et leurs berceaux, nouveaux poèmes


A la septième saison, où le mot “poème” est très présent (9 fois), évoquant un voyageur chevalier dans “Adieu : voyages” :

Un jour peut-être reviendra

Vivant joyau tel un poème


Confusion créative dans “Ce jour-là” :

[…] un peintre a fait poème

Rimé de couleur douce et songe dans le vent


Le réconfort, dans “D’un frôlement” :

Réchauffe de bras-poèmes

Ô cœur gelé qui fut tien


Une évocation de la chanson dans “Dans ton coeur” :

Ne l’entends-tu ? Le souffle du poème

Suggère au doigt : ne défais pas le lien.


Le destin, dans “Du rêve au réel” :

Vivre, mourir : quelques poèmes,

Et révéler ce fol destin.


Une forme d’angoisse dans “Ecrire sans savoir” :

Rêve d’une prière

Et le papier tombeau,

Sans poème plus beau

Artiste à sa manière,


Le poème comme expression ultime dans “Gravé pour toi” :

Ô le poème est la branche où s’élance

Inoublié le seul nom de l’amour !


Encore cet élan créatif nostalgique dans “J’inventerai ma vie” :

Aux poèmes nouveaux bercer un souvenir


Puis une belle image dans “Le moindre mot” :

Il est flocon, poème,

Nuage d’univers,


La huitième Saison incarne la cassure entre l’illusion de l’amour et la poésie, dans “Je n’écrirai” :

Je n’écrirai plus de poème

Ecrin d’un faux malheur bohème


La neuvième Saison se réconcilie dans “Aube d’un poème” :

Et l’aube d’un poème où les songes accourent…


Puis une image de l’automne dans “Demain l’automne” :

Eclats pâlis d’un cœur qui chante ses poèmes


Ensuite, la fragilité précieuse, dans “Donne-moi ton coeur” :

Tenir entre nos mains

Oiseau blessé, poème


L’audace de la création abordée dans “Mon poème” :

Mon poème, c’est étrange

Offense les silencieux

Noms de nos Saints et Dieux…


En 1999, à la onzième Saison, dans “Un poème : trésors”, les deux premiers vers décrivent parfaitement l’élan créatif, de l’intime vers l’universel, et qui se cristallise en une unité d’écriture :

Un poème, quelques vers

Nés d’un cœur à l’univers


Un peu plus tard, à la douzième Saison, “Joie” termine par une riche association d’idées : la musicalité, l’expression, la générosité, la vision, la métaphore, qui se combinent grâce au poème :

Invitant l’oiseau, j’offrirais

En une image, ce poème.


A la treizième Saison, “Plus près, plus vrai”, le poème amoureux :

Prononcé le poème

Livre ses accents doux


A la quatorzième Saison, “Quando sarò io”, le rapport du poème au temps :

Intime, l’art vrai ne ment au souvenir,

Or le temps venu dit ce dernier poème.


Beaucoup plus tard, à la dix-huitième Saison, “Le mot manquant”, l’exubérance de la création :

Les mots du coeur,

Les mots bohèmes,

Les mots douceur,

Les mots poèmes !


Dans la même Saison, “Ma poésie”, la force créatrice revenue :

J’ai retrouvé l’essence

Des poèmes-projets


A la dix-neuvième Saison, “I.A.”, petit clin d’oeil à Jacques Brel :

D’un poème aux accents bréliens


A la vingtième Saison, “Consolation”, le poème réparateur :

Sur ton chemin brisé

Si bohème

J’éblouis, irisé,

D’un poème !


A la vingt-et-unième Saison, “Autant le dire”, l’affirmation de l’utilité du poème dans le temps :

Un poème pour épitaphe

Tranche : le tombeau plus altier,

Ami de l’art, est calligraphe.


A la vingt-deuxième Saison, “Au cimetière”, un regret :

Un poème pour épitaphe,

Ci-gît le rêve inaccompli


A la vingt-troisième Saison, “Chant de la neige”, une allégorie :

Dans un poème

Blanc perlé


A la trente-et-unième Saison, “Exprime-toi”, l’énergie créative, avec le refrain “jette un poème” :

Jette un poème au vent

Puis vois-le qui s’envole


Un peu plus de réalisme dans “Il faut venir” :

Quelques vers courts, voici gravé

Simple poème en épitaphe

Poésie

En 1996, à la première Saison, seul le titre y fait référence, dans “La Poésie”… De même en 1999, à la treizième Saison, dans “Poésie, statue”.


Elle serait inutile ? A la sixième Saison, en 1998, dans “Désespoir” :

De ton silence endort une faiblesse

Ou forge-la, poésie, écrits vains


Elle fait partie de la définition de la chanson, dans mon hommage à Balavoine à la douzième Saison :

Au-delà du message ou de la poésie


A la dix-huitième Saison, une affirmation disséminée dans l’ensemble du poème, et il n’y eut plus rien à ajouter après, dans “Ma poésie” :

Poésie est puissance,

Poésie est calame

Poésie est humaine,

Poète

Je n’ai jamais aimé le terme “poétesse”. Comme si le fait de féminiser le terme le rendait un peu péjoratif.


En 1996, la première Saison était l’occasion de plaindre l’artiste, en pensant à Baudelaire sûrement, dans “Désespoir du poète” :

Ô malheureux poète, ô cœur infortuné


Puis dans “Remède” :

Le poète oublieux que sa muse délaisse


La deuxième Saison s’émerveille tendrement dans “Tous les chemins” :

Chaque chemin mène à ma muse

Car le poète est un enfant

[…]

Avant de grignoter son rêve

Notre poète heureux s’endort


En 1998, la sixième Saison affirme mon identité, dans “Le dernier rendez-vous” :

A mon dernier rendez-vous

J’irai sans baisser la tête

Au bal des sages, des fous

Bercer mon cœur de poète.


La huitième Saison évoque l’horizon dans “Beau lac” :

Il est refuge, nuit berceau

Rimée au songe du poète


Puis cette opposition avec le peintre, dans “Le peintre dit” :

[…] Poète, ton suicide

Irradie, offre aux horizons

Triste palette déicide.


En 2001, à la quatorzième Saison, le lien entre le poète et la mémoire dans “A la course aux saisons” :

Le poète a germé comme un fruit sur la route,

Aux souvenirs plus chers il emmène ses dieux…


A la quinzième Saison, dans “La pluie sur les toits”, la ville pluvieuse :

Tu ne sourirais qu’au poète,

Seule est la ville, onde prophète.


A la dix-septième Saison, une affirmation joyeuse en 2004 dans “Foi du poète” :

Comme la vague a mère,

Le poète a les jours

Qui scandent : “beau !”

ainsi qu’en 2008 dans “Automne, renaissance” :

Le poète a l’essence

Des festins neufs vainqueurs.


En 2026, à la trente-et-unième Saison, un petit jeu faisant référence aux poèmes de la première Saison, dans “Désespoir du poète revisité” :

Le poète oublieux

Que sa muse délaisse

[…]

Le poète gémit,

Coeur écorché trépigne,

[…]

Pauvre poète flanche

Devant tant redouté

L’aplat de page blanche !